L’idée de base consistait tout simplement à réunir un gang de snowboarders trié sur le volet représentant toutes les générations ayant cotoyé Steph durant sa longue carrière (et dieu sait si il en a connu depuis notre première saison en 1931, et oui moi aussi j’étais déjà là !), plus quelques photographes et caméramens, pour passer un week-end à rider, shooter et évidement faire la teuf ensemble, histoire de montrer aux vieux que les jeunes sont vraiment bourrés de talent, et aux jeunes que les vieux s’en sortent encore pas trop mal, au moins la nuit !
Un tel projet n’aurait cependant jamais vu le jour sans le soutien actif de Vans France, de la station des Karellis en Maurienne et bien sûr l’aide précieuse de Bruno Rivoire de son crew (le staff de leur boite de shape “Wise Ride” Antoine Dif et Ludo Bart) qui n’ont compté ni leur énergie, ni leur temps (ni les bouteilles de Vodka) pour que le week-end soit parfait !
Alleluia, qu’ils en soient tous remerciés.
Victor Delerue; Slashin... Photo : Scalp©
Bref nous nous sommes donc tous retrouvés aux Karellis vendredi 29 janvier au soir après une montée un peu sport suite à une tempête de neige de très bonne augure.
Ca posait grave et tout le monde avait la banane pour ces retrouvailles. Certes il manquait quelques noms mais le casting avait sacrément de la gueule.
Pour les anciens, on trouvait Jimmy Peresson, Philippe Bataille, Greg Aillou, Mathieu Vanoorenberghe, Nico N’Guyen et même un lutin facétieux surnommé “binôme” bien connu autrefois pour ses Shtroumpheries diverses et variées sur des planches aux décos champignonesques.
La génération suivante était dignement représentée par Vicci Miller, David Livet, Laurent Gougain, Luca Benacchio, Joel Strecker, Rémi Lamazouère, Sully Monod, Gaby Bessy et Bruno Rivoire… Enfin pour terminer les p’tits jeunes n’étaient autre que Victor Daviet, Benoit Thomas Javid, Victor Delerue, Jean Jacques Roux, Valérian Ducourtil et Aurélien Verdet, bref du très lourd.
Le team “image fixe” se composait du rookie Rémi Petit, Vanessa Andrieux, David Tschag de Snowsurf, Jérome Wilm et moi même, l’image “en mouvement” étant confiée au talentueux cameraman d’Harakiri prod à savoir Manu Vivion et la partie journalisme polyvalent à PJ Rueda de Fluofun et Fred Demard de Soma.
Benoit Thomas, Javid et Victor Daviet: Pow wheelin... Photo: Scalp©
Après une soirée plus que mouvementée avec bataille de morceaux de pain à fondue et autres pétards à mêche au restau sur fond de tournées de Génépi sans fin, puis un passage inévitable en boite bref, une nuit bien arrosée et plutôt courte, nous nous sommes tous retrouvés le lendemain plus ou moins frais devant le départ du premier télésiège pour découvrir le domaine des Karellis noyé dans le mauvais temps, mais recouvert d’une bonne quarantaine de cm de neige poudreuse froide et légère à souhait.
A peine arrivés au sommet, ce fût un veritable “laché de malades” chacun avec son style et son matos (des 154 des djeuns aux swallow de 180 de Jimmy), lancé à balle au beau milieu de la forêt endormie pour un premier run plutôt énervé !!
Ca commencait fort.
Puis les “groupes de travail” formés la veille au diner tentèrent de faire quelques images sympa malgré le mauvais temps et le froid polaire (-15°) avec plus ou moins de réussite. Après 2 heures de franche déconnade à base de roulé-boulés dans la pow avec mon crew de la mort (Peresson, Gougain, Ducourtil, Delerue, si c’est pas du talent multi générationnel ça !) et le temps que Victor Delerue termine de slasher le toit d’un chalet malgré la colère du proprio visiblement pas super emballé à l’idée que sa précieuse maison serve de support à un photoshoot sauvage, il était temps de rejoindre le park pour la session sur l’énorme hip/table construit pour l’occasion par le crew Wise Ride et le service des pistes des Karellis.
Malheureusment la visibilité étant nulle et l’appel de la pow bien trop fort, tout le monde posa vite appareil et cameras pour aller rider comme des affâmés le magnifique terrain situé aux alentours proches du park que la station avait eu la l’infinie bonté de garder fermer juste pour nous !
Victor Delerue: 180 front lien. Photo: Scalp©
Le soleil ayant doucement fait son apparition, ce fût une session anthologique qui se mit en place le long du tire-fesse quasi “privé” situé tout en haut du domaine.
Tout notre petit monde toutes générations confondues passa deux pleines heures à débouler le spot quasi désert à mach 2 et à tour de role, en envoyant des gerbes de malade et en gueulant de plaisir sous les yeux de ceux qui remontaient et les encouragaient.
Une véritable cour de récreation de maternelle, si l’on oublie les douleurs diverses des plus vieux !
Puis ce fût le temps d’une courte session de hip et de rail (fallait bien que Routs nous pose un ou deux de ses légendaires backflips de cinglé !) avant de rejoindre le restau d’altitude pour un second diner à theme “tartineflette-punch-bière”, une remise des prix récompensant les meilleurs riders de la journée mais dont je ne me rappelle plus les noms, et enfin une descente au flambeau un brin mouvementée (non personne ne s’est transformé en torche vivante mais c’était pas loin !) sous la pleine lune par un froid sibérien.
Le temps de prendre une petite douche et tout le monde se retrouvait au bar puis au “Rockambole”, la boîte située en dessous, pour une seconde nuit “toute en finesse et en poésie” (bien joué Bruno pour le “cadeau” surprise de fils Routin et merci à la belle Pamela pour sa prestation ultra pro et sa plastique incendiaire..!).
Valerian Ducourtil: Pillow ollie. Photo Scalp©
Je vous passe les détails du réveil pour me contenter de vous dire que malgré le grand beau temps, il n’y eu évidement pas de session photo du matin et que la totalité des invités préfera se retrouver directement à midi sur le front de neige pour le barbecue et la grande épreuve finale du jour à savoir, un bank slalom parallèle !!!
Cette idée machiavélique et à priori un brin saugrenue issue des cerveaux malades de nos deux organisateurs, se transforma rapidement en l’un des contests les plus délirant auquel il m’ait été donné d’assister ou l’on vit des manches dans des styles certes intéressants et novateurs mais, je dois l’avouer également, à l’efficacité pas vraiment recommandée par les pontes de la FFS (torse nu, en switch, en tail grab, en sautant en gratte dos d’une porte à l’autre ou en croisé d’un slalom à l’autre, et même en one foot, exercice au combien périlleux qui vit la victoire magistrale du jeune Victor Delerue sur son pote Victor Daviet, avec slide en 360 one foot à chaque porte en back faute d’appui possible sur la carre intérieure !).
Remi Lamazouere à l'attaque. Photo: Scalp©
Au fil des manches et malgré l’anarchie ambiante, il devint malgré tout évident que le Suisse Joel Strecker et “l’écologiste” et digne représentant de l’association Mountain riders Gaby Bessy, avaient tous les deux la meilleure qualité de glisse pure, donc toutes les chances de s’affronter en finale.
Mais Gaby devait hélas décevoir son entraineur, ses supporters et la France toute entière, en craquant sous la pression collossale engendrée par tel évènement, chutant bêtement en quart de finale alors qu’il avait un boulevard d’avance et réduisant ainsi à néant de longues années d’un entrainement de stakanoviste à base de plantes !
La porte était alors ouverte, si j’ose m’exprimer ainsi, à la victoire en finale de Joel Strecker face à l’outsider et shaper du park des Karellis Antoine Dif, finale dite de type “effeuillage”, à savoir en balancant ses fringues durant tout le slalom pour passer la ligne d’arrivée le cul à l’air.
C’est sur ce succès d’un derrière Helvète que se terminait cette première édition de la Vans Fils Routin Experience qui pour un coup d’essai, fût un veritable coup de maître.
Jimmy Peresson swallowtail: bs air. Photo Scalp©
Que dire après un tel week-end en dehors une nouvelle fois des remerciements aux Karellis, à Vans, à toute l’équipe Wise Ride et leurs potes ayant prit part à l’organisation comme au shape, si ce n’est “encore”!
Alors à l’année prochaine en espérant que tous les partenaires joueront à nouveau le jeu et que Dieu, Allah, Krishna, Amon, Ganesh, Boudha, Manitou, Odin, Chango, Olorun, Quetzalcoatl ou quelqu’autre divinité de votre choix commandant aux cieux, sera à nouveau aussi prodige de ses bienfaits. Viva la powda..!
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Pour couronner le tout et boucler la boucle, avant la photo collection, vous pouvez deja en voir plus, en clickant sur le lien viméo suivant : www.vimeo.com
Le fils Routin entre de bonnes... jambes!!! Photo: Bruno Rivoire©
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